Des chercheurs américains viennent de mettre en exergue une molécule (NAPE) participant au processus de satiété. Ils ont extrait la NAPE puis l'ont réinjectée à des rongeurs, qui, suite à cette injection, mangent moins. Les chercheurs interprètent ce résultat comme suit : cette molécule est capable de diminuer l'appétit en provoquant le signal de rassasiement. Les chercheurs y voient alors un remède à l'obésité.
Ah oui ? Mais notons que ce résultat est donné sans tenir compte ni du contenu de l'assiette, ni des conditions d'alimentation (stress, rapidité, convivialité). Or, ce sont justement ces éléments là qui manquent à l'homme moderne pour ressentir la satiété de façon automatique et naturelle comme sa consitution le prévoit.
Sa constitution est chamboulée par des modes de vie inadaptées : Il mange vite, n'importe quoi, sans saveur, sans fibre, etc... Du coup, l'homme perd ses repères, n'arrive plus à savoir s'il a faim ou s'il est rassasié. L'homme a juste besoin de retrouver ses réflexes naturels en réaprenant à manger.
C'est pourquoi nous sommes choqués par ces chercheurs américains qui sont si fiers d'avoir trouvé un moyen capable de diminuer l'appétit en déclenchant artificiellement la satiété. Pour eux c'est une chance de lutter contre l'obésité.
Pour nous, c'est une attitude qui, au contraire, caresse l'obésité dans le sens du poil. En effet, il serait urgent de travailler vers un retour aux ressources naturelles de l'être humain c'est à dire vers la notion de satiété que l'on a en soi. Or, ces chercheurs veulent camoufler l'obésité et non régler le vrai problème : la malbouffe, le manque d'activité, etc...
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