L'arganier pousse surtout dans le nord du continent africain grâce à sa résistance à la sécheresse, en allant chercher l'eau très en profondeur. Ses fruits, appelés affiaches, fournissent ce qui est utile à la fabrication de l'huile : des oléagineux qui ressemblent à de petites amandes.
Comme ses grandes soeurs, les amandons sont riches en bon gras et en antioxydants. C'est pourquoi sa réputation a fait le tour du monde et son utilisation dépasse l'assaisonnement des plats maghrébins. En effet, en version non torréfiée des amandons, cette huile est utilisée comme cosmétique. De façon traditionnelle dans les pays producteurs d'arganiers, la demande est aujourd'hui internationale, malgré le prix élevé car on lui confère des vertus miracles.
Mais aujourd'hui l'arganier est menacé de disparition. La désertification qui touche le Maroc est-elle seule en cause ? Nous pensons que l'engouement des autres pays pour son huile n'a pas arrangé les choses : utiliser encore et encore l'eau dans les profondeurs du désert jusqu'à épuisement, tout ça pour les petits soins de beauté de ces dames du monde...
D'après des écologistes marocains, il faut continuer à en planter là où il reste encore assez d'eau en profondeur, au bord du désert. Mais cette fois, ce n'est pas pour enrichir les industries cosmétiques mais pour ralentir l'avancée du désert en faisant remonter de l'eau du plus profond de la Terre grâce à cet arbre. Protégeons l'arganier !
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