(la musique utilisée : le monde à koah)


 

Le PNNS 2006-2010 est le 2ème Programme National Nutrition Santé. Son but est de mettre en exergue le rôle de l’alimentation dans notre santé en divulguant des conseils nutritionnels pour notre quotidien. Dès 2001, pour le premier programme, les maladies cardiovasculaires, l’obésité, le diabète, l’ostéoporose et les cancers avaient été repérés comme témoins d’une alimentation mal adaptée. Pour l’améliorer, il faudrait augmenter la consommation de fruits et légumes, de glucides à index glycémique bas, de laitages (pour le calcium) et réduire les graisses saturées, les sucres à index glycémique élevé, le sel et l’alcool. C’est alors que le ministère de la santé a commencé son programme pour développer l’information/éducation nutritionnelle et sensibiliser le personnel de santé et l’industrie agroalimentaire aux troubles liés à l’alimentation. Le premier programme n’oubliait pas non plus les cas spécifiques (allergies, dénutrition des personnes âgées etc).

 

Guides, CD rom, spots télévisés, site Internet, structures spécialisées, actions dans les écoles, interventions au niveau des menus des cantines scolaires, mise en place de consultations diététiques gratuites, livret d’évaluation nutritionnelle, diffusion d’information diététique auprès des médecins, étaient les objectifs d’actions du programme entre 2001 et 2005. Mais les résultats sont insuffisants.

 

Le deuxième programme (résumé des objectifs prioritaires ici) donne la prépondérance à la prévention et la prise en charge précoce des maladies liées à l’alimentation. Les premiers objectifs (comme réduire de 20% la prévalence du surpoids et de 25% les petits consommateurs de fruits et légumes) du PNNS 2 sont renforcés par une décision de suivi dans l’évaluation nutritionnelle.

 

Les efforts du premier programme de l’INPES sur la nutrition sont dorénavant accrus. L’activité physique (en se liant aux collectivités locales et aux associations sportives) et l’augmentation de la consommation de fruits et légumes (en utilisant les fruits et légumes, retirés du marché à cause de la régularisation des prix, pour l’aide alimentaire) sont tout particulièrement visés. Des campagnes de communication rappellent l’importance des fruits et légumes dans l’alimentation.

 

Sont attendus de l’INRA pour l’été 2007, les résultats d’une expertise sur les raisons de la trop pauvre consommation de fruits et légumes. Ces résultats permettront de mieux cibler et adapter les messages de communication.

 

Concrètement, l’Etat demande aux industries agroalimentaires et aux sociétés de restauration collective de s’engager officiellement à respecter la composition nutritionnelle des aliments/repas recommandée par l’OMS. Grâce à un observatoire de la qualité alimentaire, les produits alimentaires seront suivis (un rapport annuel est prévu). De même, l’étiquetage nutritionnelle sera plus lisible et compréhensible à la demande de l’AFSSA.

 

Par ailleurs, le PNNS 2 implique les PMI, les médecins scolaires et les médecins de ville dans le dépistage et la prévention du surpoids afin de prendre en charge l’obésité le plus tôt possible dans des unités équipées et formées (des formations continues en nutrition sont offertes aux personnels de santé).

 

Le PNNS 2 prend également acte des personnes les plus touchées par les problèmes nutritionnels : les populations défavorisées. Prises en charge par des services sociaux formés, ces personnes seront informées par des outils modernes et ludiques.

 

Voici les messages obligatoires depuis mars 2007 à noter sur les publicités de produits alimentaires pour lutter contre l’obésité :

 

"Pour votre santé, mangez au moins cinq fruits et légumes par jour"

 

-"Pour votre santé, pratiquez une activité physique régulière"

 

-"Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé"

 

-"Pour votre santé, évitez de grignoter entre les repas"

 

-"Apprenez à votre enfant à ne pas grignoter entre les repas"

 

-"Bouger, jouer est indispensable au développement de votre enfant"

 

- "En plus du lait, l'eau est la seule boisson indispensable

 
 Ces messages doivent être complétés par l’adresse web http://www.MangerBouger.fr

 

 


Tous ces agissements sont très évidemment limités par les contraintes économiques du monde civilisé, lui-même responsable de ces problèmes nutritionnels. On ne peut, cependant pas enlever à l’Etat la volonté d’agir. Certes, encore une fois, les enjeux économiques (frais de santé) sont peut-être (sûrement ??) à l’origine de ces actions Du coup, certaines recommandations sont dirigées par le côté financier (cf les recommandations en produits laitiers). Mais personnellement, je préfère rester sur une note positive et soutenir les efforts.


Mise à jour du 10 janvier 2008 :


Grâce à doctissimo, nous apprenons que les premiers résultats concernant la mise en place de ce programme de santé publique sont très insuffisants.

Les clips vidéos ne sont pas assez convainquants (de toute façon, personnellement, je trouve qu'ils insistent beaucoup trop sur le lait...) ?

La mise en oeuvre dans les établissements sociaux n'est pas assez efficace ?

En tout cas, les problèmes de diabète de type 2 et d'obésité sont toujours aussi graves et n'ont pas l'air de régresser...


Mise à jour du 13 fevrier  2008:

Depuis l'intervention du ministre de la Santé, début fevrier 2008, l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) et l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) ont mis en oeuvre l'Observatoire de la qualité de l'alimentation (OQALI).

Cet observatoire
"a pour objectif de suivre l'évolution de la qualité de l’offre alimentaire, dans un premier temps sur le plan nutritionnel (composition nutritionnelle, taille des portions…) et sur le plan socio-économique (prix, segments de marché…)."

D'ailleurs, d'après i-dietetique, la collective des biscuits de France se serait engagée auprès de l'observatoire.


Mise à jour du 18 fevrier 2008

Eh bien , ce qui est sûr c'est que l'obésité fait enfin parler d'elle en terme de santé publique.

Aujourd'hui c'est au tour des députés de proposer une loi visant à interdire la publicité de produits trop gras et/ou sucrés pendant les programmes de télévision destinés aux enfants.

Début fevrier, Madame Bachelot (ministre de la santé pour ceux qui sont perdus) avait engagé l'industrie agroalimentaire à prendre ses responsabilités pour réduire ces mêmes produits de la portée télévisuelle des enfants.

Personnellement, je trouve qu'il y a quelque chose qui cloche là dedans. La loi ne devait pas être envisagée avant le mois de mai. Mais les députés (UMP pourtant) interviennent avec leur projet.

Et si, sous pretexte de prendre en charge cette maladie, nos politiques font la course à la reconnaissance ? L'obésite doit commencer à coûter plus chère que ce que rapporte la publicité. Alors qui sera le premier à faire faire des économies à la Sécu en prenant enfin en charge cette maladie si grave ???

 

Mise à jour du 20 fevrier 2008 :

Un article formidable de l'Association des Diététiciens de Langue Française (ADLF). Je leur laisse le soin de développer le rôle essentiel de l'éducation.
En effet, manger 5 fruits et légumes par jour ne représente pas, seul, une alimentation santé. Tout un travail de fond doit avoir lieu pour ne plus interdire mais apprendre à raisonner... Alors le PNNS oui, mais pas la prohibition.


Mise à jour du 11 mars 2008

La première réaction est celle des magasins Leclerc. Dès le mois de juin 2008, ces enseignes ne présenteront plus de sucrerie devant leurs caisses.  Evidemment, le travail est encore long. Mais il faut bien un début à tout. Lire l'article de Que choisir

 


Mise à jour du 20 mars 2008

Le PNNS poursuit ses initiatives en ciblant de plus en plus les enfants. En effet, d'après Prunelle, les messages sanitaires adaptés aux enfants (petites vidéos) seront bientôt inclus aux jingles d'annonce publicitaire aux heures de grande écoute des enfants.

A suivre...


Mise à jour du 8 mai 2008

Nous somme en pleine évolution de la prise en charge nutritionnelle des Français (même des Européens) par les gouvernements. C'est ainsi que le PNNS est né et ne cesse d'évoluer ces derniers mois. Cette fois, ce sont les collectivités qui sont particulièrement visées. Avec le GEM RCM (Groupe d'Etude des Marchés de Restauration Collective et de Nutrition), l'Etat veut élargir les recommandations du PNNS à la restauration collective en améliorant la qualité nutritionnelle de leurs repas. Le blog nutrition nous informe que sans doute ces recommandations vont enfin devenir obligatoires. Il serait temps !



Mise à jour du 10 juin 2008

Le Plan National Nutrition Santé (PNNS) évolue encore. Maintenant que la notion des 5 et fuits et légumes par jour est bien connue de tout le monde, il faut passer à la phase suivante : la faire comprendre et intéger dans une alimentation quotidienne.

Les premiers pas de cette phase vont valoriser les légumes et fruits même s'ils sont surgelés ou en conserve. Quelle bonne idée ! Dans la vie pressée que l'on mène aujourd'hui, c'est intéressant de savoir que, pour le même prix, une boîte de haricots verts est bien plus proche des haricots verts du jardin que la boîte de raviolis.

Le programme veut également prodiguer la consommation de féculents à chaque repas : excellente chose ! Il semble que les femmes pensent encore que ces derniers font grossir. Certains hommes de leur côté imaginent que manger des frites, des chips ou de la pizza c'est consommer des féculents. Il est donc temps de mettre les choses au point : c'est bel et bien la façon dont on les cuisine qui fait grossir, pas les féculents en eux-mêmes qui au contraire, rassasient plus longtemps et évitent le grignotage.

Même si le chemin est encore long, nous soutenons cette nouvelle étape vers la prise de conscience alimentaire de l'ensemble de la population française.


Mise à jour du 25 juillet 2008

Ca y est ! Le groupe Orangina vient de signer à son tour une charte santé avec le gouvernement dans le cadre du PNNS.
A priori c'est une bonne chose. Le groupe va devoir diminuer la quantité de sucre de toutes ses boissons. Le groupe a l'intention également d'en profiter pour mieux informer et  guider vers une consommation raisonnée de ses produits.
Oui... Enfin pour l'instant la charte est signée. Orangina en parle beaucoup mais rien est vraiment encore fait.  Nous vous invitons à vous méfier de la publicité qu'engendrent de tels communiqués !
Pour en savoir plus....


par vero
Samedi 14 juillet 2007
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