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Les nouvelles réglementations nutritionnelles françaises (mis à jour le 25 juillet 2008)


http://www.mangerbouger.fr (La musique utilisée est de Koah).

Le PNNS 2006-2010 est le 2ème Programme National Nutrition Santé. Son but est de mettre en exergue le rôle de l'alimentation dans notre santé en divulguant des conseils nutritionnels pour notre quotidien. Dès 2001, pour le premier programme, les maladies cardiovasculaires, l'obésité, le diabète, l'ostéoporose et les cancers avaient été repérés comme témoins d'une alimentation mal adaptée. Pour l'améliorer, il faudrait augmenter la consommation de fruits et légumes et de glucides à index glycémique bas et réduire les graisses saturées, les sucres à index glycémique élevé, le sel et l'alcool.

C'est alors que le ministère de la santé a commencé son programme pour développer l'information/éducation nutritionnelle et sensibiliser le personnel de santé et l'industrie agroalimentaire aux troubles liés à l'alimentation. Le premier programme n'oubliait pas non plus les cas spécifiques (allergies, dénutrition des personnes âgées etc).

Guides, CD rom, spots télévisés, site Internet, structures spécialisées, actions dans les écoles, interventions au niveau des menus des cantines scolaires, mise en place de consultations diététiques gratuites, livret d'évaluation nutritionnelle, diffusion d'information diététique auprès des médecins, étaient les objectifs d'actions du programme entre 2001 et 2005. Mais les résultats sont insuffisants.

Le deuxième programme donne la prépondérance à la prévention et la prise en charge précoce des maladies liées à l'alimentation. Les premiers objectifs (comme réduire de 20% la prévalence du surpoids et de 25% les petits consommateurs de fruits et légumes) du PNNS 2 sont renforcés par une décision de suivi dans l'évaluation nutritionnelle.
Les efforts du premier programme sont dorénavant accrus. L'activité physique (en se liant aux collectivités locales et aux associations sportives) et l'augmentation de la consommation de fruits et légumes (en utilisant les fruits et légumes, retirés du marché à cause de la régularisation des prix, pour l'aide alimentaire) sont tout particulièrement visés. Des campagnes de communication rappellent l'importance des fruits et légumes dans l'alimentation.

Concrètement, l'Etat demande aux industries agroalimentaires et aux sociétés de restauration collective de s'engager officiellement à respecter la composition nutritionnelle des aliments/repas recommandée par l'OMS. Grâce à un observatoire de la qualité alimentaire, les produits alimentaires seront suivis (un rapport annuel est prévu). De même, l'étiquetage nutritionnelle sera plus lisible et compréhensible à la demande de l'AFSSA.

Par ailleurs, le PNNS 2 implique les plannings maternels et infantiles (PMI), les médecins scolaires et les médecins de ville dans le dépistage et la prévention du surpoids afin de prendre en charge l'obésité le plus tôt possible dans des unités équipées et formées (des formations continues en nutrition sont offertes aux personnels de santé).

Le PNNS 2 prend également acte des personnes les plus touchées par les problèmes nutritionnels : les populations défavorisées. Prises en charge par des services sociaux formés, ces personnes seront informées par des outils modernes et ludiques.

Voici quelques uns des messages obligatoires depuis mars 2007 à noter sur les publicités de produits alimentaires pour lutter contre l'obésité :

-"Pour votre santé, mangez au moins cinq fruits et légumes par jour"
-"Pour votre santé, pratiquez une activité physique régulière"
-"Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé"
-"Pour votre santé, évitez de grignoter entre les repas"
-"Apprenez à votre enfant à ne pas grignoter entre les repas"
-"Bouger, jouer est indispensable au développement de votre enfant"


Ces messages sont complétés par les informations que l'on trouve à l'adresse web suivante : http://www.MangerBouger.fr

Tous ces agissements sont très évidemment limités par les contraintes économiques du monde civilisé, lui-même responsable de ces problèmes nutritionnels. On ne peut, cependant pas enlever à l'Etat la volonté d'agir. Certes, encore une fois, les enjeux économiques (frais de santé) sont peut-être (sûrement ??) à l'origine de ces actions. Du coup, certaines recommandations sont dirigées par le côté financier (cf les recommandations en produits laitiers). Mais nous préférons rester sur une note positive et soutenir les efforts.


Mise à jour du 10 janvier 2008 :

Grâce à doctissimo, nous apprenons que les premiers résultats concernant la mise en place de ce programme de santé publique sont très insuffisants.Les clips vidéos ne sont pas assez convaincants (de toute façon, nous trouvons qu'ils insistent beaucoup trop sur le lait...) ? La mise en oeuvre dans les établissements sociaux n'est pas assez efficace ? En tout cas, les problèmes de diabète de type 2 et d'obésité sont toujours aussi graves et n'ont pas l'air de régresser...

Mise à jour du 5 février 2008 :

Tout début février, nous vous faisions part de la pétition proposée par Que choisir pour réglementer le passage des publicités destinées aux enfants.

Depuis, il y a eu du nouveau : le gouvernement demande une prise de conscience des publicitaires et industriels.. Il semblerait que le souhait soit qu'ils agissent en connaissance de cause des enjeux de santé et non plus économique.

Oui..... C'est beau ça, dans un monde parfait ! A suivre...

En savoir plus...


Mise à jour du 13 fevrier 2008 :

Depuis l'intervention du ministre de la Santé, début février 2008,l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) et l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) ont mis en oeuvre l'Observatoire de la qualité de l'alimentation(OQALI). Cet observatoire a pour objectif "de suivre l'évolution de la qualité de l'offre alimentaire, dans un premier temps sur le plan nutritionnel (composition nutritionnelle, taille des portions...) et sur le plan socio-économique (prix, segments de marché...)". D'ailleurs, d'après i-dietetique, la collective des biscuits de France se serait engagée auprès de l'observatoire.


Mise à jour du 18 février 2008 :

Eh bien , ce qui est sûr c'est que l'obésité fait enfin parler d'elle en terme de santé publique. Aujourd'hui c'est au tour des députés de proposer une loi visant à interdire la publicité de produits trop gras et/ou sucrés pendant les programmes de télévision destinés aux enfants. Début février, Madame Bachelot (ministre de la santé pour ceux qui sont perdus) avait engagé l'industrie agroalimentaire à prendre ses responsabilités pour réduire ces mêmes produits de la portée télévisuelle des enfants. A DietiMiam on trouve qu'il y a quelque chose qui cloche là dedans. La loi ne devait pas être envisagée avant le mois de mai. Mais les députés (UMP pourtant) interviennent avec leur projet. Et si, sous prétexte de prendre en charge cette maladie, nos politiques font la course à la reconnaissance ? L'obésité doit commencer à coûter plus chère que ce que rapporte la publicité. Alors qui sera le premier à faire faire des économies à la Sécu en prenant enfin en charge cette maladie si grave ???


Mise à jour du 20 février 2008 :

Un article formidable de l'Association des Diététiciens de Langue Française (ADLF). Nous leur laissons le soin de développer le rôle essentiel de l'éducation.
En effet, manger 5 fruits et légumes par jour ne représente pas, seul, une alimentation santé. Tout un travail de fond doit avoir lieu pour ne plus interdire mais apprendre à raisonner... Alors le PNNS oui, mais pas la prohibition.

Mise à jour du 11 mars 2008 :

La première réaction est celle des magasins Leclerc. Dès le mois de juin 2008, ces enseignes ne présenteront plus de sucrerie devant leurs caisses. Évidemment, le travail est encore long. Mais il faut bien un début à tout.
Lire l'article de Que choisir


Mise à jour du 20 mars 2008 :

Le PNNS poursuit ses initiatives en ciblant de plus en plus les enfants. En effet, d'après Prunelle, les messages sanitaires adaptés aux enfants (petites vidéos) seront bientôt inclus aux jingles d'annonce publicitaire aux heures de grande écoute des enfants.



Mise à jour du 8 mai 2008 :

Nous somme en pleine évolution de la prise en charge nutritionnelle des Français (même des Européens) par les gouvernements. C'est ainsi que le PNNS est né et ne cesse d'évoluer ces derniers mois. Cette fois, ce sont les collectivités qui sont particulièrement visées. Avec le GEM RCM (Groupe d'Etude des Marchés de Restauration Collective et de Nutrition), l'Etat veut élargir les recommandations du PNNS à la restauration collective en améliorant la qualité nutritionnelle de leurs repas. Le blog nutrition nous informe que sans doute ces recommandations vont enfin devenir obligatoires. Il serait temps !


Mise à jour du 10 juin 2008 :

Le Plan National Nutrition Santé (PNNS) évolue encore. Maintenant que la notion des 5 et fruits et légumes par jour est bien connue de tout le monde, il faut passer à la phase suivante : la faire comprendre et l'intégrer dans une alimentation quotidienne.Les premiers pas de cette phase vont valoriser les légumes et fruits même s'ils sont surgelés ou en conserve. Quelle bonne idée ! Dans la vie pressée que l'on mène aujourd'hui, c'est intéressant de savoir que, pour le même prix, une boîte de haricots verts est bien plus proche des haricots verts du jardin que la boîte de raviolis. Le programme veut également prodiguer la consommation de féculents à chaque repas : excellente chose ! Il semble que les femmes pensent encore que ces derniers font grossir. Certains hommes de leur côté imaginent que manger des frites, des chips ou de la pizza c'est consommer des féculents. Il est donc temps de mettre les choses au point : c'est bel et bien la façon dont on les cuisine qui fait grossir, pas les féculents en eux-mêmes qui au contraire, rassasient plus longtemps et évitent le grignotage. Même si le chemin est encore long, nous soutenons cette nouvelle étape vers la prise de conscience alimentaire de l'ensemble de la population française.

Mise à jour du 20 juin 2008 :

L'association Consommation Logement et Cadre de Vie (CLCV) vient de publier les résultats d'une enquête. Celle-ci portait sur les réponses agroalimentaires des recommandations du PNNS en fruits et légumes (5 par jour).

Ces résultats sont époustouflants : des mensonges, jeux de mot tordus et autres utilisations visuelles veulent nous faire avaler des produits sucrés, gras.. en les faisant passer pour des aliments santé.

Pour exemple, les fruits présents dans la très grande majorité des biscuits ne sont que du concentré qui, s'ils étaient des vrais fruits, représenteraient effectivement la part indiquée sur l'emballage !

Mais ce n'est guère mieux pour les plats cuisinés dont certains affirment leur participation aux "5 fruits et légumes" alors qu'ils ne représentent qu'une demi portion....

Et si cela ne suffisait pas, les prix de ces produits, marqués de leurs faux slogans santé, sont très élevés...

Décidément, il n'y a vraiment guère mieux que de faire sa propre cuisine. Qu'on ne dise pas que ça prend du temps : Si on veut acheter des produits préparés de qualité, le temps de lire les étiquettes pour bien choisir suffit à cuisiner le repas entier ! Et c'est sans compter les économies que l'on fait...

En savoir plus....


Mise à jour du 8 juillet 2008 :

La guerre entre les pour et les contre les recommandations de Roselyne Bachelot dans sa lutte contre l'obésité infantile n'est pas finie... C'est au tour du ministère de la culture d'émettre des réticences. Réticences que l'on peut d'ailleurs justifier puisque c'est pour défendre les producteurs de dessins animés français qui sont en grande partie financés par... la publicité pour enfants !..

S'appuyant sur des pays sans pub pour les enfants (Québec, suède...), la ministre de la culture affirme qu'enlever la publicité pour les enfants ne les empêche pas de devenir obèses. Effectivement, on peut penser que c'est insuffisant. Tout devrait aller dans le même sens. La non diffusion de pub toute seule ne fera maigrir personne. De même, que les dessins animés, aussi éducatifs soient-ils, ne peuvent seuls avoir une réelle incidence sur le comportement des enfants.

Les enfants devant la télévision reçoivent autant les messages venant de la publicité que des dessins animés ou des petits spots. Donc le choix de la publicité est un élément, mais le choix des dessins animés et la présence de spots de prévention adaptés ont également un rôle essentiel. De même, Les messages des parents, des instituteurs ont aussi un rôle primordial dans l'attitude des enfants face à ce qu'ils voient à la télévision.

De toutes les manières, si vraiment le gouvernement veut agir contre l'épidémie d'obésité chez les enfants, il faudrait qu'ils regardent tous dans la même direction...

Lire l'article du Point...
Lire la lettre ouverte de Que Choisir

Mise à jour du 25 juillet 2008 :

Ca y est ! Le groupe Orangina vient de signer à son tour une charte santé avec le gouvernement dans le cadre du PNNS. A priori c'est une bonne chose. Le groupe va devoir diminuer la quantité de sucre de toutes ses boissons. Le groupe a l'intention également d'en profiter pour mieux informer et guider vers une consommation raisonnée de ses produits. Oui... Enfin pour l'instant la charte est signée. Orangina en parle beaucoup mais rien est vraiment encore fait. Nous vous invitons à vous méfier de la publicité qu'engendrent de tels communiqués !
Pour en savoir plus....

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Publié le 16 07 2007




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Liste des commentaires :




gautret 06/05/2009 à 09h40
ça y est; moi j'applique les recommandations du GEMRCN mais le message est difficile à faire passer aux élèves.
Oui, je me doute que ce n'est pas évident, surtout si les parents ne vont pas dans le même sens derrière. Mais c'est déjà ben d'appliquer ces recommandations. Je dis bravo !
















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