La viande est-elle nécessaire ? Dangereuse ? (mis à jour le 17 novembre 2008)
La viande fait partie de l'alimentation habituelle des êtres humains, omnivores. Il est intéressant de noter que le mot viande vient du latin vivenda : ce qu'il faut pour vivre. Jusqu'au milieu du 17ème siècle, la chair animale proprement parlée n'était pas distinguée des autres aliments. Pour résumer, on peut dire qu' il y avait ce qui était commestible (la vivenda) et ce qui était toxique.
Lorsque la chair animale a pris une place distincte, elle a vite représenté l'aliment de confort et de richesse pour la simple raison qu'elle était plus rare que les aliments d'origine végétale . Manger de la viande reste encore souvent aujourd'hui, peut être caché dans les esprits, le signe que l'on ne manque de rien. Et c'est ce qui malheureusement pousse à une consommation excessive.
Cela dit, une consommation modérée (2/3 fois par semaine) de viande est plutôt faste. Riche en protéines de haute qualité, de fer particulièrement assimilable (surtout la viande rouge), de zinc, de cuivre, de vitamines B, elle permet entre autre, le maintien de la masse musculaire et aide à résister aux infections.
Le gros HIC de la viande est l'apport en graisse qui peut aller jusqu'à 30% . D'autant que la graisse animale est principalement insaturée et donc favorise l'encrassage des artères et tous les soucis cardiovasculaires qui vont avec...
Donc il apparaît comme une évidence que le choix des morceaux de viande et la manière de la cuisiner sont des éléments essentiels à sa consommation. En choisissant des morceaux maigres et en évitant les préparations (de la viande et de son accompagnement pour le repas) baignant dans le beurre, la crème ou même l'huile, la consommation de viande n'est pas un inconvénient. Il ne faut juste pas oublier qu'il existe d'autres sources de protéines (le poisson ainsi que les protéines végétales) qui apportent elles aussi d'autres choses nécessaires à l'organisme.
Attention à la charcuterie dont la teneur en gras peut aller jusqu'à 50%. Que sa consommation soit exceptionnelle (pas plus de 2 fois par mois) et prise en compte dans la composition de tous les repas de la journée. Par exemple vous prenez des saucisses au déjeuner. Qu'elles soient la seule source d'apport animal du repas (légumes, féculent pour compléter) et que les préparations grasses du dîner soient exclues (du poisson grillé avec riz blanc et légumes par exemple).
Nous rajoutons que la charcuterie se conserve par salaison nitritée . Ce qui, en grande quantité est un poison pour l'Homme..
Nous finissons sur l'excès d'apport protéique. C'est un sujet qui concerne surtout l'apport de viande car à notre connaissance, les végétariens n'ont jamais ce genre de problème. Pour faire simple, l'organisme a des besoins déterminés en protéines. Si on lui en donne trop, il rejette. Mais l'usine de fabrication qu'est le foie et l'usine d'évacuation que sont les reins fonctionnent alors à plein régime. Trop de protéines fatiguent considérablement ces deux organes. Protégeons-les !
Mise à jour du 18 fevrier 2008 :
Le nord du continent américain se met au parfum. Les habitudes alimentaires de ce continent sont plutôt très carnées. Pourtant certains chercheurs américains et canadiens n'ont pas peur de remettre en cause ces excès. Ils commencent à relier la consommation de boeuf et de charcuterie avec des risques sérieux de cancer. Evidemment, tout cela reste encore à préciser. Il faut voir au delà. Les habitudes carnées ne sont-elles pas également pauvres en antioxydants et autres polyphénols protecteurs contenus dans les fruits et légumes ? Et qu'en est-il de l'activité physique ?
Mais on oublie que l'on peut également manger de la viande, elle-même nourrie avec des végétaux biologiques. Les éleveurs, soucieux de l'environnement, respectent également leurs animaux en les laissant le plus possible vivre et grossir à leur rythme.
Mais les végétariens peuvent toujours dire que l'abattage reste inhumain. A DietiMiam, on ne remet pas en cause le fait qu'on puisse tuer pour se nourrir : d'autres espèces animales le font également de façon naturelle et cela ne choque personne. En revanche, l'homme est omnivore et n'a donc pas besoin de viande pour être en forme et encore moins pour survivre. D'autre part, l'abattage en tant que telle ne présente pas de respect pour l'animal qui nous le rend bien en étant stressé et dur ! Donc la viande bio oui, ça existe. C'est une viande de meilleure qualité gustative et nutritionnelle ? Oui sans doute. Mais une question reste en suspend. Bio ou pas, est-ce très écologique d'élever des animaux pour une espèce dont sa consommation n'est pas indispensable ?
Des chercheurs ont découvert le processus qui rend la viande rouge si néfaste pour la santé. En effet, dans la viande rouge, en dehors de son mauvais gras, nous trouvons également du fer, sous une forme libre, c'est à dire oxydable.
Or, dans l'estomac, dont le milieu est propice, le mélange des graisses animales et du fer oxydable produit, par réaction oxydée, des composés très toxiques. Si l'on est soucieux de sa santé, il n'y a pas le choix, la viande rouge, mieux vaut l'éviter. Mais les chercheurs (sans doute grands amateurs de viande rouge !) n'ont pas voulu s'arrêter à cette conclusion. Ils ont alors cherché le moyen d'empêcher la réaction oxydante qui se passe dans l'estomac. Ils ont trouvé ! Dans le vin rouge, oui ! Les puissants anti-oxydants du vin rouge semblent en effet bel et bien empêcher la réaction oxydante qui rend la viande rouge un poison redoutable. Attention quand même ! Ce n'est pas une raison pour se mettre à boire des litres de vin à chaque repas pour faire passer les hamburgers. La fonction antioxydante du vin rouge est réelle mais une grande consommation de vin peut avoir d'autres effets néfastes. Ce qui est bon de retenir c'est que si on veut manger un bon steak, il vaut mieux qu'il soit acccompagné d'un verre de vin rouge. Les gastronomes seront d'accord !
De nouvelles recherches ont abouties à des conclusions très intéressantes concernant la viande rouge. Cette dernière contiendrait une molécule nuisible à l'être humain.
Cette molécule, non reconnue par le système immunitaire, provoque une forte réaction. D'après des travaux sur des souris, l'inflammation de cette réaction pourrait stimuler le développement des cellules cancéreuses. Apparemment, cette réaction a déjà été prouvée comme responsable de notre plus ou moins forte sensibilité aux infections bactériennes Eschirichia coli.
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