1. CHOIX ET PRESENTATION DU THEME DE LA MENOPAUSE

Mon choix de ce thème vient du fait que la population vieillit. En 1999, plus de 3% des Françaises sont ménopausées. Les femmes de mon entourage, conscientes des modifications hormonales et physiologiques liées à la ménopause m'ont demandé des conseils alimentaires pour mieux vivre sur le long terme.
J'ai alors pris contact avec une gynécologue spécialisée en nutrition. Elle m'a orientée dans mes recherches.

2. ELABORATION DE LA PROBLEMATIQUE
2.1 Définition de la ménopause
La ménopause se traduit par une absence des règles pendant au moins un an, sans autre raison physiologique. Cette aménorrhée est due à la baisse des sécrétions hormonales en progestérone et en oestrogène, liée à la fin de l'activité avorarienne.

2.2 Rôles positifs des oestrogène sur l'état général
- Ils protègent les artères : ils influencent l'épuration du cholestérol en favorisant la production d'HDL-cholestérol (dit bon cholestérol). Celui-ci entraine le cholestérol en excès des tissus extra-hépatiques vers le foie d'où il sera éliminé par la voie biliaire.
- Ils maintiennent la masse osseuse : les récepteurs d'oestrogènes placés sur les ostéoclastes permettent de ralentir la résorption osseurse.
- D'après les travaux de Fuller-Albright, ils influenceraient la production de la protéine de transport de la vitamine D, qui permet l'absorption du calcium.

2.3. Rôle des progestérones sur l'organisme
- Ils augmentent la masse osseuse puisque la production osseuse est favorisée par les ostéoblastes sur lesquels sont placés les récepteurs de progestérones.
- Ils protègent la muqueuse utérine de l'action prolifératrice des oestrogènes qui accélèrent les mitoses et donc favorisent la cancérisation.
- Ils protègent les seins des hyperplasies épithéliales (terrain favorable au cancer), induites par les oestrogènes.

2.4. Risques liés au manque d'oestrogène et de progestérone
- Risques cardio-vasculaires (thrombose, élévation de la pression artérielle, athérosclérose),
- Perte du capital osseux (d'où l'augmentation du risque des fractures et de tassements),
- Risque de cancer de l'endomètre,
- Risque de cancer du sein.

2.5. Place de la diététique
Le traitement hormonal médical tente de se substituer à la carence hormonale de la femme ménopausée. Cependant le traitement hormonal substitutif (THS) entraîne certains effets secondaires à long terme (par exemple élévation du risque de cancer du sein), alors que la protection sur le plan osseux et cardio vasculaire nécessite un traitement permanent. Une complémentarité diététique est donc bienvenue.


3. LA DIETETIQUE POUR MIEUX VIVRE LA MENOPAUSE
3.1. Pour lutter contre les maladies cardio-vasculaires
3.1.1. Fruits et légumes frais
- Des anti-thrombotiques sont contenus dans les fibres de l'ail et de l'oignon grâce à leur richesse en composés soufrés.
Cependant les choux, également riches en composés soufrés, ont un rôle anti-thrombotiques fortement diminué par l'importance de la vitamine K qui est un coagulant.
- Des antioxydants (vitamine C, tocophérols, caoténoïdes, polyphénols) sont contenus dans les fruits et légumes. Ils luttent contre les effets athérogènes des radicaux libres en se liant à eux.
- Les polyphénols (surtout flavonoïdes) contenus dans les fibres de la plupart des fruits et légumes favorisent aussi l'élimination du cholestérol. D'après les travaux de Tzeng, ils diminuent également l'adhésion et l'agrégation des plaquettes et donc baissent le développement de l'athérosclérose et l'initiation de la thrombose.
3.1.2. Corps gras
- L'apport tatal des lipidese doit être inférieur à 35% de l'apport énergétique total (AET) de la ration alimentaire quotidienne.
- La consommation de beurre doit être limitée car il est très riche en acides gras saturés (AGS). Cependant sa teneur en vitamine A (antioxydant) ne l'exclut pas de l'alimentation quotidienne.
- En revanche l'huile d'olive ou de colza ainsi que les oléagineux (avocat, olives, noix, amandes etc) devraient être l'apport principal en corps gras. En effet leur richesse en acides gras insaturés (AGI) et en vitamine E leur donne un rôle protecteur essentiel : l'acide oléique, monoinsaturé, ainsi que l'acide gras essentiel linolénique (d'après l'étude Diet heart de M. de Lorgeril à Lyon) protègent les artèrs en diminuant les LDL-cholestérol et en augmentant les HDL-cholestérol.
- La vitamine E, trouvée dans les produits végétaux est un antioxydant qui protège les membranes cellulaires contre les effets de l'oxygène réactif.

3.2. Pour lutter contre l'ostéoporose
3.2.1. Fruits et légumes
Une consommation en fruits et légumes frais, riches en vitamine C permet une efficace protection. En effet cette vitamine favorise l'absorption du calcium grâce à son acidité qui entraine la solubilité du calcium. Les fruits oléagineux (amandes, noix etc..) quant à eux, sont naturellement riches en calcium.
3.2.2. Boissons
La consommation d'eaux minérales variées peut fournir efficacement du calcium. Attention toutefois à ne pas faire d'excès. Un abus de minéraux peut nuire à notre santé.
3.2.3. Produits riches en protéines animales non laitières
Les poissons gras (hareng, sardine, maquereau, etc) proposent un apport très intéressant en vitamine D, indispensable à l'absorption du calcium. Cependant le métabolisme des protéines animales entraine une charge acide qui inhibe la réabsorption tubulaire du calcium et donc provoque une calciurie.

3.3. Pour lutter contre les cancers
3.3.1. Cancer de l'endomètre
- L'obèsité est un facteur favorisant ce cancer d'après l'OMS. Une attention à son apport énergéntique totale est donc nécessaire si la femme a une surcharge pondérale, la ménopause provoquant parfois une prise de poids supplémentaire.
- L'alcool provoque une interaction sur le métabolisme des hormones stéroïdes.
- Mais d'après les études de Barbone, Austin et Partridge, les fibres auraient un effet protecteur.
3.3.2. Cancer du sein
- La consommation de boissons alcoolisées est également déconseillée.
- De même le surpoids favorise ce cancer
- En revanche les fruits et légumes frais sont riches en bêta-carotène, en vitamine C et E. Ces derniers sont des antioxydants protecteurs de la membrane cellulaire.
- L'huile d'olive, de colza et les fruits oléagineux riches en vitamine E sont des antioxydants.

3.4. Lutte par les hormones naturelles
Les études et expériences faites par l'Académie des sciences de Nw York, ont montré l'efficacité des hormones naturelles rencontrées dans certains aliments : elles auraient des effets positifs proches des hormones humaines.
3.4.1. Aliments contenant des phyto-oestrogènes
Le soja, les légumineuses, le fenouil, le céleri, le persil, les oléagineux, les graines de lin, de courge, auraient des effets diniminuant les risques de thromose, d'athérosclérose, d'ostéoporose et de certains cancers (seins, utérus..)
3.4.2. Les progestérones dans l'alimentation
L'igname, la patate douce et le fenouil protégeraient contre les cancers du sein et de l'endomètre et contre l'ostéoporose.

4. ENQUETE
Je vous épargne toute la partie formulaire et analyse de mon enquête. Toutefois si vous le voulez, je ne suis pas contre bien sûr.


5. CONCLUSION
La ménopause entraine une diminution des sécrétions hormonales. En dehors d'un traitement substitif médical, l'avenir proposera peut être une substitution naturelle grâce aux denrées riches en hormones. En outre, d'autres aliments (légumes, céréales complètes, huiles d'olive et de colza) protègent contre les effets de la ménopause. Ce mode d'alimenatation est aussi la base des régimes de type méditerranéen, pauvres en viande et riches en produits végétaux de toute sorte, qui donne aux pays consommateurs, l'espérance de vie la plus élevée. Malheureusement cette aide alimentaire est mal connue. Les femmes que j'ai interrogées l'ont découverte et changeront, je l'espère, un peu leurs habitudes.
Une collaboration entre gynécologue et diététicien serait une manière efficace d'informer et d'aider les patientes.


Pour en savoir plus sur une bonne alimentation après 50 ans, cliquer ici

 

Mise à jour du 21 fevrier 2008 :

D'après les premières conclusions, cette baisse serait en lien avec la diminution de la prescription systématique du traitement hormonal substitutif.

Il est donc plus que jamais nécessaire de connaître les aliments et d'y trouver de quoi se protéger des modifications hormonales liées à la ménopause. Ainsi, le THS n'aurait plus de raison d'être.


par verotoutcourt
Mardi 6 février 2007
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