La
guerre entre les pour et les contre les recommandations de Roselyne Bachelot dans sa lutte contre l'obésité infantile n'est pas finie... C'est au tour du ministère de la culture d'émettre des
réticences. Réticences que l'on peut d'ailleurs justifier puisque c'est pour défendre les producteurs de dessins animés français qui sont en grande partie financés par... la publicité pour
enfants !..
S'appuyant sur des pays sans pub pour les enfants (Québec, suède...), la ministre de la culture affirme qu'enlever la publicité pour les enfants ne les empêche pas de devenir obèses.
Effectivement, on peut penser que c'est insuffisant. Tout devrait aller dans le même sens. La non diffusion de pub toute seule ne fera maigrir personne. De même, que les dessins animés, aussi
éducatifs soient-ils, ne peuvent seuls avoir une réelle incidence sur le comportement des enfants.
.Les enfants devant la télévision reçoivent autant les messages venant de la publicité que des dessins animés ou des petits spots. Donc le choix de la publicité est un élément, mais le choix des
dessins animés et la présence de spots de prévention adaptés ont également un rôle essentiel. De même, Les messages des parents, des instituteurs ont aussi un rôle primordial dans
l'attitude des enfants face à ce qu'ils voient à la télévision.
De toutes les manières, si vraiment le gouvernement veut agir contre l'épidémie d'obésité chez les enfants, il faudrait qu'ils regardent tous dans la même direction...