Dossier : les produits de la pêche (mis à jour le 10 mars 2009)
Durant l'antiquité, avec l'arrivée du christianisme, le poisson représentait un symbole religieux de régénération. Aujourd'hui, il ne reste que le poisson d'avril de ce symbole !
Les poissons sont des espèces vivant dans l'eau (mer ou eau douce). Ils sont vertébrés et bénéficient de nageoires. La plupart d'entre eux portent des écailles sur leur corps.
On recense 12 000 espèces de poissons sur Terre. Etant donnée la profondeur des fonds marins, il est très envisageable qu'un grand nombre d'espèces marines ne soient pas connues de l'Homme. Pour la consommation humaine, on compte environ 100 sortes de poissons marins et 10 en eau douce.
Les Européens sont de relativement gros consommateurs de poissons comparativement à la consommation mondiale (environ 25 kilos par an par européen contre 16 kilos, la moyenne mondiale). Evidemment, les japonais nous dépassent tous avec une moyenne de 70 kilos par personne et par an !
Les consommateurs de poisson, en connaissance de cause ou pas, participent à leur capital santé. En effet, en premier lieu, tous les poissons sont composés de protéines de bonne valeur biologique, identiques à la viande, et de grande digestibilité.
Notons toutefois que l'intérêt du poisson ne s'arrête pas à sa seule richesse en protéines. La qualité de leur graisse n'est plus à démontrer. N'ayez pas de réticence envers les poissons gras car leurs graisses sont constituées d'un fort pourcentage d'acides gras poly insaturés et Omega 3.. Donc ils ne sont pas considérés comme gras ou graisseux au mauvais sens du terme. Au contraire, ils deviennent absolument indispensables pour les personnes de plus de 70 ans car leur organisme n'a plus la même faculté de fabriquer trois acides gras essentiels, poly insaturés dérivés de l'acide linoléique et de l'acide alpha linolénique. Deux de ces trois acides gras, devenus indispensables, sont présents dans les poissons gras (maquereau, hareng, sardine, anguille, saumon) d'où l'intérêt d'en consommer régulièrement. Or, justement la tendreté de la chair de poisson permet, même aux plus âgés, d'en consommer sans problème de mastication.
Le poisson est également riche en phosphore, en calcium, en magnésium, en manganèse, en sélénium, en zinc en cuivre, en iode, en vitamines B1, B2, B6, PP ainsi qu'en vitamines A et D.
D'une façon générale, le poisson de mer est plus riche en iode mais il contient aussi peu de sodium que le poisson de rivière.
Le choix des poissons (incluons bien sûr les fruits de mer), la variété de leur conservation (conserve, surgelé, frais, semi conservé, fumé….) ainsi que les divers moyens de le cuisiner permettent à chacun de trouver son compte pour se faire plaisir tout en optant pour un top santé !
Malheureusement, cet atout santé a tellement fait parler de lui qu'aujourd'hui, pour produire plus, pour consommer plus, l'élevage a pris le relais. L'élevage peut-il nuire à la qualité ? Il semblerait que oui. Nourris et soignés avec des produits pas toujours issus de la mer, les poissons n'apportent plus toujours les qualités que l'on recherchait tant.
L'aquaculture biologique semble alors une bonne alternative. En effet, en aquaculture biologique, l'eau est renouvelée régulièrement, la densité est contrôlée. De plus, les rations alimentaires des poissons sont adaptées et surtout, les antibiotiques sont utilisés au minimum.
A côté du biologique, un label a été créé pour garantir que la quantité pêchée ne dépasse pas la capacité de reproduction des espèces. Ce label est le Marine Stewardship Council (MSC)
Par ailleurs, la FAO (Food and Agriculture Organisation des Nations Unies) affirme que le quart du stock de poissons est surexploité voire épuisés. Les poissons proviennent de plus en plus de pêcheries destructrices des écosystèmes ou même illégales. La situation est donc alarmante. Ceci est d'autant plus réaliste que les étiquettes d'information concernant les produits pêchés laissent à désirer…Fraudes, motions floues sont autant de difficultés pour le consommateur qui veut préserver sa santé et l'écosystème.
Donc, pour combiner, la qualité et la préservation des espèces, plusieurs petites habitudes sont à prendre :
Tout d'abord, la taille du poisson. En effet, avec la surpêche, les poissons sont pêchés de plus en plus jeunes, avant qu'ils aient eu le temps de procréer. Il est donc indispensable de choisir des poissons adultes, de bonne taille (il faut compter minimum 25 centimètres pour une sole par exemple).
D'autre part, certains poissons sont consommés abondamment, toute l'année, sans tenir compte des périodes de reproduction. C'est le cas par exemple du saumon ou du cabillaud. Les conséquences sont bien évidemment la menace d'extinction de ces espèces. Il est donc important de tenir compte des saisons de pêche avant de consommer un poisson. Il y a suffisamment de choix !
Notons que le surimi est le plus souvent fabriqué à partir de poissons surpêchés en voie de disparition. A consommer avec beaucoup de modération.
Une dernière petite recommandation : préférer dès que possible les poissons pêchés le plus près de chez nous. Une telle précaution éviterait aux locaux sans grands moyens, d'être soumis à une concurrence déloyale à cause des gros bateaux de pêche performants qui vident les mers.
Les produits de la mer sont une bonne façon d'offrir à l'organisme des protéines et un bataillon de minéraux et de vitamines. Consommer du poisson plusieurs fois par semaine est un moyen de diminuer les risques cardiovasculaires. Tout séjour au bord de mer agrémenté d'une cure de poissons et de fruits de mer ne peut être que source de bien être, de santé et de plaisir.
Frais, surgelé ou en conserve, les poissons ont toujours la même valeur nutritionnelle. Partout dans le monde, c'est une nourriture capitale pour les humains.
Notons que depuis 2007, l'Europe se bouge un peu pour lutter contre la disparition du thon rouge en boycottant sa vente dans certains supermarchés….
Mise à jour du 14 octobre 2008 :
Manger du poisson devient de plus en plus difficile. Il est pollué, en voie de disparition ou encore beaucoup trop cher. Pourtant les nutritionnistes continuent de prévaloir cet aliment. Heureusement il reste le hareng qui accumule peu de métaux lourds car il est petit. En outre, pour l'instant, ses ressources sont encore satisfaisantes. Comme tout poisson gras, il est riche en oméga3 et en vitamine D. Alors pourquoi ne pas penser au hareng une fois par semaine ?
En savoir plus....
Mise à jour du 4 novembre 2008 :
Comme nous l'avons déjà vu, le poisson est en train de disparaître de la planète du fait de nombreuses erreurs humaines, incompatibles avec la reproduction naturelle des espèces marines. La surpêche est en tête de ces erreurs. Mais elle n'est pas la seule. Pour notre santé, de plus en plus d'aliments sont enrichis en graisse de poisson (riche en oméga 3)... On peut compter également les espèces, intoxiquées par les métaux lourds que l'humain rejète, dont la consommation humaine devient dangereuse.
Dans ces conditions il devient très difficile de manger du poisson. Est-il en voie de disparition ? Est-il intoxiqué ? Dans le doute, mieux vaut ne pas consommer trop de poisson. Mais heureusement, des spécialistes travaillent pour nous sans arrêt pour nous tenir informé des évolutions, des risques de la consommation de chaque catégorie de poissons. A nous maintenant d'aller à recherche de ces informations avant de consommer du poisson les yeux fermés.
MamaPasta 29/01/2009 à 12h45
le poisson aurait un bon rapport omega 3 / omega 6 si son alimentation alimentation était équilibrée.....
Avec une alimentation non équilibrée le lait humain n'a pas non plus le bon rapport omega3/omega6 ...
Guy 29/01/2009 à 12h46
Je n'avais pas lu les commentaires, et je voulais te dire qu'en
donnant une meilleure alimentation aux poissons d'élevage, on aurait une bien meilleure qualité de poisson d'élevage dans
notre assiette.
J'ai lu les commentaires et vu que MamaPasta pensait la même
chose.
Eh bien messieurs et dames pisciculteurs, qu'attendez vous pour
changer les menus de vos animaux ???
Oui vous avez raison sur le principe. Mais alimenter (même de façon équilibrée) un nombre grandissant de poisson (et autres animaux d'ailleurs) ne risquet-il pas d'appauvrir la terre de ressources ? L'homme n'est pas obligé de manger du poisson ou de la viande surtout tous les jours. Son alimentation est omnivore. Alors mangeons moins de viande et de poisson. On aura alors moins d'élevage, moins d'animaux à nourrir, moins de risque de faire disparaître d'autres espèces etc etc....Non ?
dinis carlos 29/01/2009 à 12h51
Je crois que l'élevage des poissons est une bonne chose,lorsque on ne derive pas dans la frenesie du gain,oubliant la qualité du produit.Ceci est valable pour toute sorte d'élevage.Ceci dit tous les poissons d'eau chaude on de saveurs parfois bisarres,il faut bien les condimenter pour leur donner un gout agreable.Le tilàpia est un poisson d,eau douce trés agreable au goût si l,ont prepare bien.Aussi bien le sauvage que d'élevage.
MamaPasta 29/01/2009 à 12h45
le poisson aurait un bon rapport omega 3 / omega 6 si son alimentation alimentation était équilibrée.....
Avec une alimentation non équilibrée le lait humain n'a pas non plus le bon rapport omega3/omega6 ...
Guy 29/01/2009 à 12h46
Je n'avais pas lu les commentaires, et je voulais te dire qu'en
donnant une meilleure alimentation aux poissons d'élevage, on aurait une bien meilleure qualité de poisson d'élevage dans
notre assiette.
J'ai lu les commentaires et vu que MamaPasta pensait la même
chose.
Eh bien messieurs et dames pisciculteurs, qu'attendez vous pour
changer les menus de vos animaux ???
Oui vous avez raison sur le principe. Mais alimenter (même de façon équilibrée) un nombre grandissant de poisson (et autres animaux d'ailleurs) ne risquet-il pas d'appauvrir la terre de ressources ? L'homme n'est pas obligé de manger du poisson ou de la viande surtout tous les jours. Son alimentation est omnivore. Alors mangeons moins de viande et de poisson. On aura alors moins d'élevage, moins d'animaux à nourrir, moins de risque de faire disparaître d'autres espèces etc etc....Non ?
dinis carlos 29/01/2009 à 12h51
Je crois que l'élevage des poissons est une bonne chose,lorsque on ne derive pas dans la frenesie du gain,oubliant la qualité du produit.Ceci est valable pour toute sorte d'élevage.Ceci dit tous les poissons d'eau chaude on de saveurs parfois bisarres,il faut bien les condimenter pour leur donner un gout agreable.Le tilàpia est un poisson d,eau douce trés agreable au goût si l,ont prepare bien.Aussi bien le sauvage que d'élevage.