Si la hausse des prix ouvrait la porte à une alimentation plus saine ?
Si, au lieu de grogner parce que manger coûte de plus en plus cher, on en profitait pour faire le point sur nos dépenses ? On sait tous que de multiples étapes séparent les produits bruts du produit fini, commercialisé, que l'on trouve sur les rayons des supermarchés. Chaque étape augmente un peu plus le prix du produit brut.
Du coup, si on va chercher le produit dans l'étape la plus proche de son état brut, il coûte forcément beaucoup moins cher, malgré la hausse des prix. C'est tout l'intérêt d'acheter des produits de base et de confectionner nous mêmes nos plats.
Le grand plus de cette réflexion se trouve dans les fruits et légumes dont la consommation, trop faible, est accusée de prix excessif. Pourtant en trouvant des producteurs qui vendent directement aux consommateurs, on peut manger des fruits et légumes sains, sans complexe et sans se ruiner. Pour les plus paresseux, grâce à Internet, les fermes ne sont plus très éloignées de nous et nous apportent à la maison des produits frais dont le goût ne peut laisser indifférents les plus difficiles.
DietiMiam a fait le test. Sans conteste, chosir les fruits et légumes en vente directe ou semi directe (marché) ne coûte pas plus cher que de les prendre au supermarché, d'autant que chez le producteur, on ne trouve que les fruits et légumes de saison, les meilleurs en saveur, en apport nutritionnel et en prix !
Pour les débutants en fruits et légumes, essayez par exemple de remplacer votre entrée habituelle (ou même l'accompagnement) par des carottes provenant d'un producteur de votre région. Vous pouvez les râper et les assaisonner avec un peu d'ail, du citron, du persil et un filet d'huile d'olive. Et dites-nous si vous avez dépensé plus !
José 29/01/2009 à 07h32
e prix des denrées alimentaires de base montent en flèche et frappe les esprits. Des sources diverses mal identifiées alimentent la presse en informations sur les perpectives d'une crise alimentaire mondiale à moyen terme. Une psychose collective semble déjà se mettre en place, avec émeutes sociales (spontanées!?) filmées dans différents pays d'Asie et d'Afrique. Sans vouloir sous-estimer les risques réels d'une prochaine pénurie alimentaire mondiale, je me demande si nous n'assistons à la plus grande manipulation mondialisée qui soit.
A qui profite déjà actuellement cette flambée des prix ? Chez Monsanto et Syngenta par exemple, les conseils d'administration pavanent sur les extraordinaires résultats financiers réalisés au premier trimestre de cette année, notamment liés à l'augmentation extraordinaire et anormale du prix des matières premières agricoles depuis quatre mois.
Dans un deuxième temps, lorsque la crise sera (rendue)effective, les mêmes empocheront encore les bénéfices indécents des OGM et autres produits biotechnologiques que l'on ira parachuter médiatiquement sur des populations affamées à l'issue de marchandages immondes avec leurs gouvernements affaiblis. C'est crapuleux ! A cause de la famine, ces Etats ne pourront plus résister aux visées économiques immorales et amorales des multinationales de l'agrobusiness, relayées par la diplomatie US et les agissements démoniaques de l'OMC. "Qu'ils bouffent ce qu'on leur donne au prix qu'on veut bien leur faire !"
Nous, consommateurs responsables, pouvons solidairement infléchir l'offre alimentaire qui nous est faite par des choix alimentaires nouveaux et diversifiés. L'économie de proximité et la filière courte sont, comme vous le suggérer, une alternative salutaire à la temporisation des prix. Par le moindre coût des nuisances écologiques qu'elle engendre, l'économie de proximité peut offrir aussi une plus grande sécurité sanitaire dans notre alimentaion. Je ne vois pas de développement durable sans (re)valorisation de l'économie de proximité.
Merci de soutenir ce type d'économie pour que nous puissons réapprendre à manger bon, propre et juste.
Un jardinier de "Par-Deça", membre de Slow Food
Laurence 29/01/2009 à 07h35
C'est vrai, j'achète tous mes légumes au marché à un producteur local bio, et en plus ça oblige à un peu de créativité (j'ai appris à connaître des légumes dont je n'avais pas idée !) Par contre c'est peut être moins vrai pour les parisiens et habitants de très grandes villes...
José 29/01/2009 à 07h32
e prix des denrées alimentaires de base montent en flèche et frappe les esprits. Des sources diverses mal identifiées alimentent la presse en informations sur les perpectives d'une crise alimentaire mondiale à moyen terme. Une psychose collective semble déjà se mettre en place, avec émeutes sociales (spontanées!?) filmées dans différents pays d'Asie et d'Afrique. Sans vouloir sous-estimer les risques réels d'une prochaine pénurie alimentaire mondiale, je me demande si nous n'assistons à la plus grande manipulation mondialisée qui soit.
A qui profite déjà actuellement cette flambée des prix ? Chez Monsanto et Syngenta par exemple, les conseils d'administration pavanent sur les extraordinaires résultats financiers réalisés au premier trimestre de cette année, notamment liés à l'augmentation extraordinaire et anormale du prix des matières premières agricoles depuis quatre mois.
Dans un deuxième temps, lorsque la crise sera (rendue)effective, les mêmes empocheront encore les bénéfices indécents des OGM et autres produits biotechnologiques que l'on ira parachuter médiatiquement sur des populations affamées à l'issue de marchandages immondes avec leurs gouvernements affaiblis. C'est crapuleux ! A cause de la famine, ces Etats ne pourront plus résister aux visées économiques immorales et amorales des multinationales de l'agrobusiness, relayées par la diplomatie US et les agissements démoniaques de l'OMC. "Qu'ils bouffent ce qu'on leur donne au prix qu'on veut bien leur faire !"
Nous, consommateurs responsables, pouvons solidairement infléchir l'offre alimentaire qui nous est faite par des choix alimentaires nouveaux et diversifiés. L'économie de proximité et la filière courte sont, comme vous le suggérer, une alternative salutaire à la temporisation des prix. Par le moindre coût des nuisances écologiques qu'elle engendre, l'économie de proximité peut offrir aussi une plus grande sécurité sanitaire dans notre alimentaion. Je ne vois pas de développement durable sans (re)valorisation de l'économie de proximité.
Merci de soutenir ce type d'économie pour que nous puissons réapprendre à manger bon, propre et juste.
Un jardinier de "Par-Deça", membre de Slow Food
Laurence 29/01/2009 à 07h35
C'est vrai, j'achète tous mes légumes au marché à un producteur local bio, et en plus ça oblige à un peu de créativité (j'ai appris à connaître des légumes dont je n'avais pas idée !) Par contre c'est peut être moins vrai pour les parisiens et habitants de très grandes villes...