Le prix des denrées alimentaires de base montent en flèche et frappe les esprits. Des sources diverses mal identifiées alimentent la presse en informations sur les perpectives d'une crise alimentaire mondiale à moyen terme. Une psychose collective semble déjà se mettre en place, avec émeutes sociales (spontanées!?) filmées dans différents pays d'Asie et d'Afrique. Sans vouloir sous-estimer les risques réels d'une prochaine pénurie alimentaire mondiale, je me demande si nous n'assistons à la plus grande manipulation mondialisée qui soit.
A qui profite déjà actuellement cette flambée des prix ? Chez Monsanto et Syngenta par exemple, les conseils d'administration pavanent sur les extraordinaires résultats financiers réalisés au premier trimestre de cette année, notamment liés à l'augmentation extraordinaire et anormale du prix des matières premières agricoles depuis quatre mois.
Dans un deuxième temps, lorsque la crise sera (rendue)effective, les mêmes empocheront encore les bénéfices indécents des OGM et autres produits biotechnologiques que l'on ira parachuter médiatiquement sur des populations affamées à l'issue de marchandages immondes avec leurs gouvernements affaiblis. C'est crapuleux ! A cause de la famine, ces Etats ne pourront plus résister aux visées économiques immorales et amorales des multinationales de l'agrobusiness, relayées par la diplomatie US et les agissements démoniaques de l'OMC. "Qu'ils bouffent ce qu'on leur donne au prix qu'on veut bien leur faire !"
Nous, consommateurs responsables, pouvons solidairement infléchir l'offre alimentaire qui nous est faite par des choix alimentaires nouveaux et diversifiés. L'économie de proximité et la filière courte sont, comme vous le suggérer, une alternative salutaire à la temporisation des prix. Par le moindre coût des nuisances écologiques qu'elle engendre, l'économie de proximité peut offrir aussi une plus grande sécurité sanitaire dans notre alimentaion. Je ne vois pas de développement durable sans (re)valorisation de l'économie de proximité.
Merci de soutenir ce type d'économie pour que nous puissons réapprendre à manger bon, propre et juste.
Un jardinier de "Par-Deça", membre de Slow Food
Le webmaster (présidente de l'association)
L'illustrateur.
La diététicienne est joignable à partir des commentaires ou directement pour tous les membres.
C'est moins facile c'est vrai mais c'est tout à fait possible. Nous habitons presque tous à en région parisienne à DietiMiam et un certain nombre de fermes livre à domicile ou dans des boutiques
relais.