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Dossier : Les abeilles : le miel et la biodiversité (mis à jour le 8 avril 2009)



L'abeille est un insecte de la famille des Hyménoptères. Les premières abeilles ont vécu sur Terre bien avant l'Homme, il y a 50 millions d'années. Etre social (bien avant l'Homme donc !), aucun de ses membres ne peut vivre seul. La colonie d'abeille forme un tout. Elle est constituée d'une reine, d'une centaine de mâles ou faux bourdons (pendant la période de reproduction) et de plusieurs milliers d'ouvrières.

Il existe plusieurs espèces d'abeilles. La plus connue du fait de son utilisation en apiculture est l'Apis Mellifera L. On en trouve différentes races selon les régions du monde (en France, c'est la mellifica). Ces abeilles butineuses vivent dans des ruches, leur nid, où elles élèvent leur progéniture et conservent le miel pour l'hiver. La vie dans la ruche, qu'elle soit naturelle ou construite par l'homme, est parfaitement réglée. La reine ne fait que pondre les œufs fécondés par les faux-bourdons. Elle donne naissance aux ouvrières de la ruche. Du nettoyage de la ruche à la récolte du nectar, ces ouvrières changent de tâches tout au long de leur vie.

Intéressons-nous principalement à la récolte du nectar. Les ouvrières destinées à cette tâche, partent dès le levé du soleil à la recherche de fleurs. Posée sur la fleur, elle pousse les pétales pour laisser passer sa trompe et récupérer le nectar. L'abeille le conserve dans son jabot. De retour à la ruche, elle déverse sa récolte dans la bouche des ouvrières chargées de déposer le nectar dans les alvéoles de réserve. Le passage dans la bouche apporte de la salive et des sucs digestifs. C'est ainsi mélangé que le nectar est déposé dans les alvéoles. Les ouvrières ventileuses vont évaporer le trop plein d'eau. Puis l'alvéole sera scellée à la cire et le miel ainsi parfaitement conservé.

La première consommation humaine date d'environ 10 000 ans avant notre ère. A l'époque, le miel était cueilli sur les arbres, dans les ruches sauvages. Aujourd'hui, les apiculteurs construisent des ruches plus pratiques pour lui. Pour la récolte, ils choisissent une belle journée afin que la majeure partie des abeilles soient parties butiner. Ils enfument légèrement la ruche pour limiter les piqûres des gardiennes (elles font le plein de miel en réaction à un danger. La piqûre leur ferait lâcher leur réserve). Les cadres de la ruche sont retirés, débouchonnés, et vidés de leur miel. Ainsi récupéré, il décante 48 heures, avant d'être conservé en pot, afin de faire remonter à la surface les bulles d'air et la cire.

Le miel est donc un produit naturel, provenant des fleurs et du soin des abeilles. L'eau qui reste après le travail d'évaporation des abeilles tourne autour de 18%. Ce qui donne un nectar très majoritairement composé de sucre. On ne trouve que très peu de saccharose. Celui-ci est hydrolysé et se trouve sous forme de fructose et de glucose. C'est ce que l'on appelle le sucre inverti. C'est cette particularité qui permet au miel de rester onctueux voire liquide. Riche en sucres, le miel apporte une source de combustible au corps. D'après certains chercheurs, le miel serait le sucre idéal pour les sportifs.

En très petite quantité, le miel contient également des éléments de haute valeur qualitative : vitamines du groupe B (B3, B2, B5) et minéraux (calcium, cuivre, fer, magnésium, manganèse, phosphore, potassium et zinc). N'oublions pas qu'avec eux, un ensemble d'antioxydants est présent. Alors bien sûr on ne peut pas remplacer les fruits et légumes par du miel pour trouver ces bienfaits. En revanche, pourquoi pas remplacer le sucre, exempt de tout 'intérêt nutritionnel, par du miel le plus souvent possible ? Ce d'autant que le miel a un pouvoir sucrant supérieur au saccharose grâce à la présence de fructose.

C'est d'ailleurs son côté sucrant qui prime aujourd'hui dans l'utilisation du miel. Dans l'histoire, il servait aussi un rôle médicinal. Il aidait à la cicatrisation tout en protégeant les blessures contre l'infection. Peut-être même, diminuait-il la douleur par des vertus anti-inflammatoires (Utilisation encore commune dans les contrées où les services médicaux sont rares…).

En dehors des produits de la ruche, les abeilles rentrent dans l'écosystème : leur rôle de pollinisation, bien que moins connu, est essentiel à la biodiversité. En effet, lorsque l'abeille butine une fleur, du pollen se dépose sur son corps. Lorsqu'elle va butiner une autre fleur, une partie des graines de pollen tombe de son corps dans cette autre fleur. Les plantes de la même espèce reçoivent ainsi leur nécessaire reproductif. Même si les abeilles ne sont pas l'unique moyen de pollinisation (autres insectes, vent..), leur place est de taille dans l'agriculture.

Le miel est si précieux que les apiculteurs surveillent de près l'évolution de ses ruches. Il est le premier à voir les anomalies et peut ainsi alerter l'Etat pour prendre des mesures le cas échéant. Malheureusement, depuis quelques années, aucune autorité ni spécialiste ne peut empêcher l'abandon de ruches (même sauvages) par des milliards abeilles. L'espèce disparaît peu à peu et nul ne peut expliquer réellement la raison.

Albert Einstein aurait dit que lorsque l'abeille disparaîtra, il ne restera plus que 4 ans à vivre à l'homme. Si cela était vrai, cela pourrait bien être un autre signe d'alerte à la fin d'une ère…

Mise à jour du 2 fevrier 2008 :

En décembre 2007, une étude a montré que le miel serait plus efficace que certains sirops contre la toux. Alors pourquoi ne pas essayer ce produit naturel en tout premier lieu ?

Mise à jour du 20 octobre 2008 :

Aujourd'hui, c'est en image que nous vous invitons à partager notre passion pour cet insecte. Nous souhaitons insister particulièrement sur un point particulier : la disparition de l'espèce et le rôle évident de certains pesticides dans cette castastrophe écologique. Et pourquoi ne pas développer l'apiculture urbaine ? Peu ou pas d'insecticide ; du coup, en ce moment, c'est en ville que les abeilles se sentent le mieux . Alors n'écoutez pas les bruits de couloir accusant les ondes des téléphones portables d'être la cause de la disparition des abeilles....

Si vous avez ce projet ou si vous voulez en savoir plus, l'association Terre d'Abeilles est là pour répondre et vous aider.

Voir le résumé de l'émission

Mise à jour du 20 novembre 2008 :

La disparition des abeilles sur l'ensemble de la terre est un fait réel qui entraîne avec elle une baisse de la pollinisation. Ces insectes travailleurs nous ont toujours aidés dans la culture agricole. De fleurs en fleurs, les abeilles aident celles-ci à se reproduire et de fait à nous offrir des champs riches et variés. Aujourd'hui, les abeilles disparaissent, repoussées par nos puissants insecticides. Que vont devenir nos plantations si les ouvrières ne sont plus là pour travailler gracieusement pour nous ?

Selon certains chercheurs, la réponse à cette question coûte plusieurs centaines de milliards de dollars. Les répercussions sur le consommateur seront alors immédiates : la hausse des prix des fruits et légumes n'est pas près de s'arrêter... Sauvons les abeilles !

En savoir plus...

Mise à jour du 8 avril 2009 :



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Publié le 21 01 2008




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Liste des commentaires :




judel.66 28/01/2009 à 13h13
les abeilles comme les humains sont fragilisées par le biotope dans lequel elles vivent...

nous avons bien maintenant par exemple des baciles de koch ou des gonocoques pénicillo résistants...

c’est une tres grosse erreur ,qui n’est pas dénoncée ! ,dans l’article de claire précédent, de vouloir élever des abeilles aux cotés de certaines cultures qui exigent des traitements phytosanitaires:maïs, pommes de terre ,tournesol et malheureusement plus encore arbres fruitiers...

au canada , "on" a créé des abeilles SDF ! cad qu’a la floraison des fruitiers on amène les ruches dans les vergers puis , dès qu’il faut sulfater ,on ramène les abeilles dans la foret ...c’est une methode !!!!.

il faudrait que nos apiculteurs comprennent cela et ce n’est pas facile !.... dans nos corbières au milieu du thym, du romarin et des acacias nos abeilles sont bien , on ne peut pas en dire autant dans le gatinais !!!...

les intéréts ""immédiats"" en jeu ne sont pas comparables et les apiculteurs de certaines régions agricoles devront s’y resoudre , pour sauver leurs abeilles ils devront trouver des biotopes , ce ne sera pas facile !!

















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