Le soja est une légumineuse oléagineuse, c’est
à dire, composé d’amidon et de protéines végétales mais aussi de matières grasses végétales. Dans sa forme originale, le soja est une plante grimpante, proche du haricot. Ce sont ses graines,
appelées également soja, que l’on trouve dans l’alimentation.
Les pays asiatiques sont depuis toujours les plus gros consommateurs de soja de la planète. Il faut dire que ce sont les premiers à l’avoir découvert. Toutefois, en raison de sa teneur en
protéines végétales, le soja est l’un des aliments de base des végétariens. Comme les autres légumineuses, le soja est déficitaire en deux acides aminés essentiels soufrés (méthionine et
cystéines). Donc, pour compléter ce manque, le soja doit s’accompagner soit d’une céréale (blé, riz), soit d’un produit d’origine animale (lait, œuf pour les végétariens). Outre les protéines,
les graines de soja sont riches en amidon, en acides gras essentiels, en vitamines A et B, en potassium, calcium, magnésium, zinc et fer.
De plus, le soja contient des molécules spécifiques appelées phytoestrogènes. Ces substances ont une
structure semblable aux oestrogènes humains. Ils devraient agir de façon très similaire. Leur rôle dans les troubles de la ménopause devrait se justifier. D’autant que l’exemple japonais, grands consommateurs de soja, comptent 5
fois moins de cancers du sein qu’en occident. Notons que le rôle serait plutôt préventif que curatif. Les asiatiques
consomment, en effet, du soja dès l’enfance. Il agirait également sur le cancer de la
prostate en faisant baisser le taux d’une protéine spécifique de la prostate (Prostate
Specific Antigen ou PSA). Nous attendons des études pour corroborer cette piste dans les années à venir.
Le soja préviendrait également le déclin cognitif. Des études ont prouvé que les plus de 60 ans qui consommaient régulièrement du soja avaient de meilleurs résultats aux tests écrits et une meilleure mémoire.
Le mécanisme réel d’action du soja reste toutefois incertain. Peut-être est-ce la valeur en vitamines B du soja qui
préviendrait ainsi les problèmes cognitifs ou neurologiques.
Les résultats d’une expérimentation ont été également encourageants quant à l’effet du soja sur l’ostéoporose. Ceci est confirmé par une étude sur près de 25 000 chinoises. Il a été alors prouvé un lien direct entre la consommation de soja (surtout sous sa forme de filtrat) et la baisse du nombre de fractures après la ménopause. Mais cette étude n’est pas confirmée par les études faites avec les phytoestrogènes en compléments alimentaires. De quoi laisser le mystère sur le soja…
En ce qui concerne les maladies cardiovasculaires, le fait de consommer plus de soja (et donc plus de bon gras) à la place de quelques laitages et plats de viande (riches en mauvais gras) chaque jour permet une protection
significative de nos artères.
Certains chercheurs américains prétendent que le soja rend moins sensible à la douleur. D’après leurs essais sur le rat, le soja empêcherait le développement de la douleur à partir de nerfs sensitifs. Mais ce processus est loin d’être certifié. Il n’a pas encore été essayé sur
l’homme.
D’autres études ont noté que le soja aurait des effet sur le système immunitaire, contre le pré-diabète et contre le stress. A suivre…
Les graines de soja se trouvent sous de nombreuses formes :
Fèves de soja fraîches, surgelées ou séchéesAnalyses et présentations d’études sur le rôle du soja dans la ménopause
Mise à jour du 29 mars 2008
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